Le patronat, ennemi public numéro un

D’un côté, nous avons le patron qui traite ses employés comme des moins que rien, leur demande plus que ce qu’il est demandé dans leur contrat de travail, et se permet de leur mettre la pression constamment en leur parlant si mal qu’on effleure l’insulte à chaque instant. Oui, de ce côté, nous avons le patron qui se prend pour dieu, avec sa voiture de fonction et ses avantages honteux devant une masse salariale prise en otage devant la menace constante du chômage. Parce qu’il faut bien le dire, les Français sont de la merde aux yeux de celui qui, par fierté d’avoir un numéro de SIREN, se moque complétement que vous vous blessiez sur le lieu de travail tant que vous finissez vos taches ingrates avant l’heure de la fin de journée contractuelle.

Si je suis aussi insolent sur ce sujet, chers amis, c’est parce que je suis moi-même patron. Oui, patron d’une ridicule PME de 6 salariés motivés et courageux d’aller travailler le matin parce qu’ils savent bien, que ma pleine confiance, ils l’ont depuis le début, et ce, tout en sachant que je ne suis pas leur ami mais leur patron de 8h du matin jusqu’à 18h le soir. Oui, si je suis aussi insolent, c’est parce qu’en tant qu’employeur, j’en connais hélas beaucoup, j’en fréquente même certains. Vous n’imaginez pas le nombre de fois dans nos discussions patronales où j’ai du rabattre le caquet de certains freluquets qui conversent d’une façon si horrible sur leurs employés qu’il m’est arrivé de devoir partir de colère. Exemple véridique de quelques semaines :

– Fabrice est un connard, dés que je peux, je le vire.

– Pourquoi il ne fait pas le taf?

– Ho si, ça va de ce côté, mais il ne veut jamais faire d’heures sup’!

– Tu lui paies ou il les récupère ses heures sup’?

– Ni l’un ni l’autre, mais il doit comprendre qu’il a de la chance que je le fasse bosser, y en a d’autres qui voudraient bien sa place.

– Mais enfin! Tu bosserais gratuitement toi? Si tu veux pas leur payer leurs heures, ok, mais laisse-les les récupérer et tu verras qu’ils bosseront plus tard le soir.

– Oui bien sûr, et après quoi? Tu leur donnes ça il te prenne ça (en montrant son bras), j’ai l’URSSAF et charges diverses à payer et eux non! Ils sont tranquilles!

– Mais bordel tu déconnes j’espère? C’est pas leur problème ce que tu dois à l’état, , traite-les mieux que ça et ils te suivront partout.

– Mais t’es de quel côté toi? T’es à ton compte pour gagner du pognon ou pas?

…s’ en est suivi une dispute allant crescendo jusqu’ a ce que je quitte définitivement les lieux une fois pour toute.

Je suis un patron qui commence à détester ses semblables, ho, il y en a qui sont de mon avis et chez qui les salariés sont plutôt satisfaits et se sentent respectés, mais ceux-là sont rares.

Et cette saloperie de gouvernement macroniste qui fait tout pour que ça aille dans ce sens. Il n’y a pas si longtemps, quelques dizaines d’années au pire, quand vous n’étiez pas nés ou alors un simple bébé, nos patrons nous parlaient fermement mais avec respect, de la fermeté avec du tact, la stratégie de base idéale pour faire comprendre que la société n’est rien sans lui sans pour autant oublier que c’est toujours le boss qui commande.

 

Mais non, aujourd’hui grâce à vos vote pour tonton macron, nous retournons en arrière, sans penser à tous ceux qui se sont battus pour que le petit ouvrier à travers le pays et le temps aie des droits.

L’on supprime peu à peu les droits du travailleur, puis l’on tente de fusionner tous les syndicats et partis qui peuvent le défendre et quand il n’ y aura plus d’ennemi social, le patron esclavagiste se frottera les mains et ne risquera définitivement plus rien.

Qu’attendez-vous pour vous défendre? Qu’attendez-vous pour relever la tête, redresser le dos et lever le point au ciel devant la royauté patronale?

Il est de votre devoir de ne pas lâcher l’affaire lorsqu’un patron vous harcèle, vous accuse, dépasse les bornes avec vous, vous diffame, juste pour le plaisir d’exister ou de vous casser une fois de plus psychologiquement. Défendez-vous pendant qu’il en est encore temps, cela ne durera pas!

 

Oui, les cheminots ont quelques avantages et il n’ y a aucune raison de les supprimer malgré que Pepy, qui est 100% pour la réforme SNCF, touche aux alentours de 450.000€ par an.

Oui, nos militaires se battent pour autrui que la France et se voient ruinés parce qu’on se fout d’eux.

Oui, nos soldats du feu se battent et meurent pour sauver des vies malgré les caillassages et leur salaire injuste.

Oui nos infirmièr(e)s, aides-soignant(e)s et médecins urgentistes n’en peuvent plus.

Oui, des centaines d’autres métiers laissent leurs bras ouvriers dans la mouise pour cause d’avoir une direction dégueulasse, désolé amis ouvriers, je n’ai pas le temps de tous vous citer.

Oui, ces salauds de patrons véreux de grosses sociétés qui licencient alors que les millions, pour certaines les milliards fleurissent :

  • Gad – 850 licenciements
  • Alcatel – 13500 licenciements
  • Air France – 2800 licenciements
  • Total – 554 licenciements
  • Darty – 450 licenciements
  • Sanofi – 186 licenciements
  • Canon – 453 licenciements
  • Michelin – 726 licenciements
  • Virgin – 1200 licenciements
  • Danone – 236 licenciements
  • Good Year – 2173 licenciements
  • Renault PSA – 11200 licenciements
  • FNAC – 400 licenciements
  • Airbus – 10.000 licenciements

Les exemples ne manquent pas, ceux-ci ne sont qu’une goutte dans l’océan de la honte française et ces chiffres sont surement multipliés au moins par deux depuis quelques années.

Évidement, pour beaucoup de travailleurs, poursuivre son employeur aux prudhommes n’est pas possible, que ça soit pour cause financière ou par peur de perdre d’avance. Oui, l’argent attire l’argent et le patron a beaucoup d’amis, avocats entre autre.

N’abandonnez jamais, pensez à vos enfants ainsi qu’ à leur avenir, si aujourd’hui vous laissez la vermine patronale détruire vos vies, alors demain l’ouvrier aura définitivement reculé dans le temps et relancé l’esclavage de nos ancêtres.

 

Signé : Un patron qui pense à vous.

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